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Le couteau suisse. C’est un peu comme cela que l’on appelle le Super Étendard modernisé au sein de la Marine nationale. Il a été utilisé durant une dizaine de conflits pour des missions devenues très différentes de sa feuille de route de départ. Cette bête de somme a nécessairement attiré la sympathie de ses cochers.

Toujours à la pointe de la modernité, la préparation d’une mission obéit à la même logique. Elle débute avec un travail sur le logiciel Système Local de Préparation et de Restitution de Mission (SLPRM). Sur un fond de carte, le pilote place le point de départ, le point d’arrivée, il trace l’attaque en renseignant la vitesse, l’altitude, ce qui donne un volume de carburant, un temps d’arrivée sur zone… Dans cette carte, le leader renseigne également le nombre d’avions, voire leurs trajectoires respectives pour attaquer l’objectif. Ces préparations durent environ une heure pour une mission simple et plusieurs pour les vols en dispositif. Il faut alors imprimer une carte au 1/500 000e, obligatoire pour naviguer, qui comporte les fréquences, les zones, tout ce qu’il faut pour naviguer à vue. On emporte également une carte 1/100 000e genre carte IGN pour trouver l’objectif.

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