Le Congrès des aéro-clubs, appellation plus vendeuse que l’assemblée générale ordinaire de la Fédération Française Aéronautique, s’est tenu dernièrement à La Rochelle, près de l’Atlantique et des voiliers qui donnent envie de prendre le large.

Bien qu’étant le « digne représentant de la presse capitaliste la plus dure », comme aime me taquiner le président Charron à chacune de nos rencontres, j’y étais une fois encore invité et j’ai pris un formidable plaisir à y passer une journée. D’abord parce que Jean-Luc Charron est un président différent de ses prédécesseurs, apparemment moins politiquement correct, mais capable de faire des ronds de jambe lorsqu’il le faut, et hyperactif, plus que tous les autres. C’est un être étonnant, multitâche et multifonction, présent sur tous les fronts à la fois, mais qui ne se prend pas du tout au sérieux. Après l’avoir observé sur scène, micro en main lors d’une AGO – à l’époque où il n’était que grand argentier – et lors d’une remise des prix d’un Tour des jeunes pilotes, j’avais compris que ce personnage hors-norme allait forcément devenir président comme je le lui avais dit. Il l’est aujourd’hui et je pense qu’il le sera longtemps, à moins d’un putsch surprise, mais rien ne semble se profiler à l’horizon et nous n’avons identifié aucun dissident prêt à l’action !

Et c’est normal puisque J.-L. Charron est un rassembleur : en plus des présidents de clubs, de l’Administration, etc., des anciens présidents et élus d’importance avaient été invités. Comme pour une fête de famille. Venus parfois à grand-peine. En citer un nous obligerait à les citer tous, mais qu’ils sachent que leurs efforts n’ont pas été vains, que leur présence a participé à la réussite de l’événement, a propagé l’envie indispensable pour que nous continuions tous de voler. Le hall du Palais des congrès était du reste rempli d’exposants au grand savoir-faire, Elixir Aviation et son joli proto en attente de certification EASA CS-23 se taillant la part du lion en tant que « régional de l’escale », fort d’un soutien fédéral visible et de conditions de précommande sans danger puisqu’elles permettent de récupérer la totalité de son dépôt de 2 500 euros (1,4 % du prix de l’avion) sur simple demande. Sioux !

Autre magicien professionnel, le tout aussi boulimique Didier Mary, l’organisateur de salons aéronautiques aussi bien en France qu’aux Émirats ou en Afrique à partir de sa base de Dubaï. Didier tient cette année son France Air Expo Lyon du 13 au 15 juin et il a décidé, d’un coup de sa généreuse baguette, d’y inviter nos lecteurs. L’idée de revenir à Lyon pour le seul salon d’aviation générale de France est judicieuse et ce bulldozer que j’aime m’a dit vouloir s’y tenir à l’avenir, ce qui lui permettra certainement de renouer avec le succès de Cannes autrefois. Nous y serons, comme nous en avons convenu, un peu tardivement il est vrai, et espérons vous y rencontrer, échanger comme nous l’avions fait au dernier salon de Lyon du matin au soir, y refaire le monde.

Sachez enfin que le Friendly Fly-In du dernier week-end de juin, que les magiciens que nous sommes cette fois, grâce à Orléans Loire-Valley, l’AOPA France et Wingly, est en train de décoller sereinement. D’abord, nous avons réussi sans difficulté à récolter les fonds nécessaires pour inviter à déjeuner les 600 affamés que nous espérons voir atterrir le samedi 29 juin. Sans compter le camion d’essence indispensable à votre ravitaillement et qui nous est offert. Cela a pris un peu plus de temps que pour les millions de la cathédrale Notre-Dame, mais l’enjeu était différent et les retombées moins spectaculaires.

Nos contributeurs de circonstance que sont Bose, Diamond Aircraft, Garmin, Jeppesen et Piper Aircraft seront là pour vous accueillir, exposer leur matériel ou leurs avions (un Diamond DA62 et un Piper M500), tenir une conférence, échanger… Et aussi quelques autres, comme Continental pour parler pistons, la DGAC pour conseiller sur le VFR informé, gage de la sécurité de tous, petits et gros. Et, en vedette américaine, le constructeur Sonaca Aircraft, non pas avec le F-16 qui doit bien traîner forcément dans un coin de hangar, mais avec ses S200 Trainer et Trainer Pro qui, après la Belgique, se vendent en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et maintenant en Turquie.

Au fait, pourquoi pas un Robin DR 401 ? Nous avons croisé Guy Pellissier à Friedrichshafen, d’excellente humeur après une commande ! Il nous a invités à nous installer dans le modèle exposé en nous parlant des nouveautés et, du coup, j’ai oublié de lui parler du Friendly Fly-In ! Qu’il sache bien que tous les hommes de bonne volonté sont attendus de pied ferme à Orléans Loire-Valley les 29 et 30 juin !

Jacques CALLIES

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