En dépit des nombreux espoirs que les constructeurs et les pilotes en mal d’expérience nourrissaient, le transport public en monomoteur peine à décoller. Ce secteur que la profession attendait, une voie où les jeunes pilotes pouvaient faire leurs armes ne séduit pas rapidement la clientèle de l’aviation d’affaires. Mais certains dirigeants de ce jeune secteur y croient dur comme fer. En 2015, les premières expériences de transport public en monomoteur sont lancées. Cette phase se fait sous le contrôle de la DGAC. Frédéric Caussarieu est à la manœuvre au sein de la compagnie Vol Direct. Utilisant des TBM, le chef d’entreprise/pilote essaie de prouver aux autorités que, compte tenu de la fiabilité des appareils et surtout des turbines, l’exploitation en TP doit être possible. En mars 2017, l’EASA valide tout le processus et ouvre enfin cette voie en Europe. C’est une décision attendue depuis plus d’une quinzaine d’années ; aux États-Unis, le TP en mono, c’est un peu le Uber aérien… En France, aujourd’hui, seules deux compagnies ont choisi ce créneau : Vol Direct en TBM et PC-12 et Get1Jet uniquement en PC-12. Il y a aussi la compagnie Finist’air qui bénéficiait d’une dérogation pour du vol en IMC pour relier Brest à Ouessant en Cessna Grand Caravan. Son certificat de transporteur aérien (CTA) pourra toutefois servir à une extension de l’exploitation si besoin.

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