Les salons sont toujours les endroits où les secrets éclatent comme des bulles de savon. Et pour annoncer le feu vert de l’EASA pour le jet de Cirrus, quoi de mieux que de l’annoncer à l’EBACE, le salon européen de l’aviation d’affaires. C’est fait donc, la voie est ouverte à la livraison des pockets jet de Duluth sur le vieux continent. Et Cirrus se paie le luxe d’annoncer également sa première livraison en Europe. L’appareil avait été certifié FAA en octobre 2016, recevant au passage un agrément de production : désormais les pilotes de SR22 pourront passer la vitesse supérieure. Tout est nouveau : un monoréacteur chez les privés. Les enjeux sont importants en terme de contrôle aérien et de cohabitation avec les autres privés, les plus lents. Par ailleurs, le transport public en monomoteur étant autorisé, il faut d’attendre (peut-être) à un développement corporate du jet de Cirrus. Et Pad Waddick, le directeur a bien raison de dire que ce sont de nouveaux marchés qui s’ouvrent pour Cirrus. De tous ceux qui étaient au départ sur la ligne dans la course au pocket jet, Cirrus est le seul à être arrivé au bout du parcours. Le biréacteur Eclipse est présent sur ce créneau après pas mal de vicissitudes et Cessna vient d’arrêter son jet d’entrée de gamme, le Mustang… Le PC24 n’est pas exactement sur le même créneau. Pour le moment, 600 positions ont été identifiées dans le monde et la production va monter en cadence. Une dizaine de clients français ont parmi eux et Charlotte Bellec de Cirrus France a le sourire. Autre intérêt de la petite fusée : 1,9 millions de dollars. Nettement moins cher que certains turboprop du marché…