Comme la plupart des pilotes avion, je suis intéressé par l’hélicoptère. Par malchance mon parcours personnel a été du genre catastrophique : si je totalise quelques heures de vol sur Hugues 300 et Alouette II, leurs traces ont disparu avec l’accident de l’instructeur de mes débuts. Plus tard, un ami m’a proposé de reprendre ma formation dans l’école qu’il dirigeait mais, alors que je m’attaquais au théorique, cet ami très cher a disparu accidentellement lui aussi et j’ai perdu l’envie. Il faudra bien que je devienne pilote hélico un jour, ne serait-ce que pour boucler ce cycle maudit. En attendant, je ne refuse jamais de jouer les sacs de sable, cela m’arrive souvent du fait de mon métier, et ce sont parfois des moments géniaux comme peut l’être un vol la nuit au milieu des gratte-ciel ou au-dessus des terres brûlées d’un désert…

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