Voici notre second volet qui à la modeste ambition de donner quelques pistes en matière d’emploi pilote, complétant notre première approche, forcément incomplète du mois dernier.

La compagnie Corsair entend recruter cette année 6 pilotes. Même si le turn-over est faible, quelques PNT profitent de la bonne conjoncture pour se rapprocher d’Air France ou d’autres compagnies. En mai 2016, elle avait déjà embauché 10 pilotes. Par ailleurs, il y a également des départs à la retraite, sans oublier la volonté de la compagnie de se développer, voire d’étendre sa flotte. L’arrivée d’un avion permettrait l’embauche d’une quinzaine de pilotes, certains pour remplacer les commandants de bord choisis pour le nouvel appareil, les autres pour compléter l’équipage. Les départs en retraite pour 2018 et 2019 ne sont pas encore connus. Les postulants doivent avoir une solide expérience. Corsair étant une compagnie long-courrier, elle n’a pas de secteur moyen-courrier pour faire mûrir ses pilotes : elle ne recrute donc que des pilotes expérimentés avec un minimum de 2 500 heures de vol ; le minimum étant 500 heures sur type et au moins 1 500 heures en multicrew. Il faut donc des pilotes aguerris, capables de poser l’avion sans histoire après 10 ou 12 heures de vol, c’est-à-dire sans action majeure de pilotage durant tout le vol. Les pilotes, comme dans toute compagnie long-courrier, n’effectuent que 3 à 4 atterrissages/décollages par mois. Par ailleurs, selon le principe de la liste de séniorité, les embauchés commencent comme copi. La sélection est des plus classiques : un entretien en anglais, une séance d’une heure de simulateur et des entretiens avec les chefs de secteurs et les RH.

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