Une nouvelle étape est franchie vers la compagnie low cost d’Air France Boost puisque une majorité de 58% des pilotes ont accepté l’accord proposé par la direction sur cette nouvelle stratégie. Boost sera donc une compagnie aérienne à part entière disposant de son propre CTA. Elle sera gréée exclusivement par des pilotes d’Air France sous un contrat unique, elle n’emploiera aucun pilote, c’est une compagnie à laquelle la direction du groupe sous-traitera un certain nombre de vols courts, moyens et long-courriers. D’ailleurs, les pilotes pourront indifféremment voler sur avions Air France ou Boost. Cette disposition exclut par exemple que Boost puisse à son tour affréter une autre compagnie, elle disposera de ses avions et de sa propre liste de flotte mais travaillera avec les droits de trafic d’Air France. Boost est créée pour contrer la concurrence et rétablir un équilibre sur les lignes très déficitaires. Qui dit low cost, dit économie sur les coûts. Le coût pilote requis (16%) pour gréer Boost sera réparti sur l’ensemble de la masse salariale des pilotes, par ailleurs, cela se traduira par des évolutions de carrières (court vers long courrier), ce qui au final ne changera pas grand chose pour les pilotes. En revanche, ils auront une plus grande productivité. Les économies les plus importantes seront faites en employant des PNC « aux conditions du marché » et en faisant appel à la sous-traitance pour le sol. Cet accord devra être validé par le SNPL, mais on voit mal le syndicat majoritaire aller contre les pilotes, sans compter que la moitié des syndiqués n’est pas favorable à la direction actuelle du SNPL.