L’Etat a finalement tranché dans le dossier de la poursuite de la privatisation  de l’aéroport de Toulouse : il ne cèdera pas ses 10,01% d’actions à la société Chinois Casil qui détient aujourd’hui 49,9% du capital. Les représentants de l’Etat ont finalement écouté les collectivités locales, Région, Département et Chambre de Commerce qui détiennent de leur côté 40% de ce même capital. Cette privatisation décidée par l’ancienne majorité s’était faite dans la douleur, les élus locaux s’opposant assez vite à la prise de contrôle par l’homme d’affaires Mike Poon, originaire de Hong Kong de Toulouse Blagnac. Dès 2014, elles dénonçaient l’appel d’offre, léger, selon elles qui avait été établi par l’Agence de participation de l’Etat. Elles soulignent aujourd’hui que les promesses du repreneur n’ont pas été tenues, notamment concernant des aménagement annexes à l’aéroport comme un parc des expositions et une ligne de métro. Elles reprochent au financier/homme d’affaires d’avoir plutôt puiser dans la trésorerie de l’aéroport, réserves et bénéfices. Les élus locaux avaient pris nettement position en décembre avec le vote d’une motion demandant à l’Etat de ne pas céder ses actions.