Boeing a revu à la hausse ses prévisions de demande d’avions commerciaux à long terme en raison de l’augmentation du trafic passagers et de la future vague de mise en service d’avions de ligne : 42 730 appareils neuf – supérieurs à 30 sièges, y compris les cargos – seront nécessaires au cours des vingt prochaines années. Le montant des commandes représentera quelque 6 300 milliards de dollars et, avec, viendra l’augmentation de la demande des services requis pour soutenir leur exploitation – de la gestion de la chaîne des fournisseurs à la maintenance et ingénierie, etc. –, évalués quant à eux à 8 800 milliards de dollars. Soit, au total, un marché estimé à 15 000 milliard. Par rapport aux dernières prévisions publiées, Boeing prévoit une hausse du nombre d’avions de 4,1 %. Elle ne concerne pas uniquement les marchés émergents comme la Chine et l’Inde comme on a pu le voir sur ces dernières années, mais aussi l’Europe ou encore l’Amérique du Nord. C’est le segment des monocouloirs qui connaîtra le plus fort taux de croissance au cours de la période de prévisions, notamment à destination de la Chine et de l’Asie du Sud-Est. Si l’on regarde du côté du constructeur européen, Airbus estime ce besoin à 37 390 avions passagers et cargo neufs et étend ses prévisions aux pilotes : 540 000 nouveaux hommes et femmes seront également nécessaires. L’avionneur ne parle cependant plus exactement en segments de marché (monocouloir, court et long-courrier, etc.), mais en gammes : « Small », « Medium », « Large » et « Extra-Large » qui reflètent, selon lui, davantage la manière dont les compagnies aériennes exploitent leurs avions. Ainsi, il présente l’A320neo comme le leader dans la catégorie « Small » et l’A350-900 dans la « Large ». Sur les besoins qu’Airbus prévoient, 26 540 appareils répondront à la croissance, 10 850 viendront remplacer d’anciennes machines moins efficientes en matière de consommation de carburant.