Tous les  ans au salon Aero de Friedrischafen, chacun guette les nouveautés. Plus particulièrement dans le secteur de l’aviation très légère et de l’ULM. Durant une dizaine d’années, les constructeurs nous ont habitués à une innovation permanente, à la sortie de nouveaux modèles. On a vu de tout, des ULM ailes basses spacieux, des biplaces en tandem, des appareils ailes hautes à cellule courte, des répliques de Cessna 172 ou 150. Les ULM trois-axes sont devenus des quasi avions ; la catégorie CS-LSA, permettant à des ULM un peu modifiés et un peu plus lourds (jusqu’à 600 kg) de devenir des avions certifiés en Europe, pilotables avec une licence avion, voire LAPL (Light Aircraft Pilot Licence). Depuis 5 ans, la nouvelle voie est l’électrique, voire un jour en ligne de mire l’hybride.

Cette frénésie d’innovation s’est traduite, il y a quelques années, par une croissance significative du marché d’appareils ultralégers. Pour la seule Fédération Française de Planeur Ultraléger Motorisé (FFPLUM), qui a démarré ses statistiques en 2006, le nombre d’ULM bénéficiant d’une carte d’identification à cette époque s’élevait déjà à 10 072 appareils et a aujourd’hui dépassé les 14 000. Tous les ans, à l’occasion du salon ULM de Blois, on voyait augmenter le nombre de machines présentées, le nombre d’exposants et de constructeurs. Malgré cela, il est assez difficile de se faire une opinion très précise du nombre d’ULM vendus.

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