Les rassemblements d’Oshkosh se suivent mais ne se ressemblent pas toujours. Le cadre reste le même, une rave party de tout ce qui vole avec des kilomètres d’aéronefs alignés le long des pistes 18-36 et 09-27, regroupés par catégories, des ULM aux warbirds, sans oublier la base d’hydravions, le tout dans un vrombissement quasi-permanent. Seuls les appareils présentés et les préoccupations des festivaliers font la différence. L’édition précédente était notamment marquée par une mobilisation générale face à la menace d’une privatisation du contrôle aérien et la promotion de solutions pour freiner l’érosion de la population des pilotes privés. Cette année, régnait une sorte d’euphorie, où tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes : des arrivées de flottes d’avions visiteurs dès les éclaircies du dimanche, une débauche de warbirds, de jets et d’engins volants à gros moteurs. Comme si le prix du carburant n’était plus un problème. Nous avons vu des avions dont la seule vocation est le spectacle comme le Yak-110 : un « frankenplane » résultant de la réunion de deux Yak-55M par leur plan central avec un réacteur d’appoint. Incontestablement une des vedettes du show, traduisant bien l’état d’esprit du moment. Est-ce un nouvel effet Trump ?

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