Mon premier contact avec l’aéronautique s’est effectué au sein de l’aéro-club ADP à Lognes sur Cessna 150. C’était facile, mon père travaillait au sein d’Aéroports de Paris. J’avais 14/15 ans, mais pourtant ce n’était pas une passion. Vers 18 ans, à l’occasion de mon service militaire comme artilleur, je découvre le tir au canon à partir d’une Alouette III. Je vais avoir la chance d’approcher l’engin de près. Je vais garder longtemps ce souvenir particulier.

En 1977, après un rapide passage dans l’Armée de l’Air et quelques vols en CAP 10 et Fouga, je rejoins l’Aviation Légère de l’Armée de Terre pour devenir élève-pilote à Dax. Après la formation, je suis affecté à Pau au 5e Régiment des Hélicoptères de Combat. Je vais y rester quatre ans durant lesquels je vais effectuer plusieurs détachements à l’étranger sur porte-avions et dans des zones assez discrètes pour l’époque. Dans le même temps, je parviens à finir mon PPL avion dans le civil. Mon instructeur, qui est de la vieille école, façonne chez moi le goût du travail bien fait, il est « sévère mais juste ». Au sein de l’ALAT, je vole environ 180 heures par mois et je fais très vite le tour des missions. Un jour, alors que je vole en civil dans les Pyrénées, je découvre un hélicoptère Lama bleu d’EDF. J’ai alors 1 000 heures de Gazelle et d’Alouette. Je décide de préparer le stage d’évaluation pour EDF. Durant cette forme de sélection, je vole de manière différente. On « gratte » la pente, comprenez : on vole assez bas pour passer sous les lignes, il y a également une partie de levage, tout est nouveau et un peu difficile, mais finalement, je suis bon pour le job.

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