Par Richard Saint-George, photographies de l’auteur et Piper Aircraft

Le PA-34 Seneca est dérivé du monomoteur PA-32 Cherokee Six. Dévoilé en 1971, ce bimoteur a été actualisé au rythme de versions numérotées. Désormais motorisé par 2 Continental turbocompressés équipés de tripales McCauley, acceptant une charge supérieure et muni de 3 EFIS Garmin G1000, plus un auxiliaire Aspen EFD-1000, le millésime 2014/2015 conserve la même ligne que l’original. En fait, le look n’a pas pris une ride. Les performances actuelles surpassent les attentes de chacun. De surcroît, la restructuration de Piper – l’avionneur appartient depuis 2011 au ministère des Finances du gouvernement de Brunei – conforte la notoriété du bimoteur tout comme celle des autres aéronefs de la gamme. Mais tout a un prix. Celui du Seneca V dépasse désormais le million de dollars. À ce montant, on rajoutera éventuellement celui des options proposées au catalogue.

Dénominateur commun

Sur le tarmac privé de Piper, l’un des prochains Seneca V à être livrés rutile sous la lumière de Floride. Bien que le soleil ne soit pas aussi présent que souhaité pour la séance de photos en vol, N500SN nous envoie ses reflets sans diffraction. Dans sa livrée blanche, rehaussée de filets profilés noir et or, l’avion dégage une impression de classe et de qualité. Comme il semble loin le temps des premiers PA-34 peints d’un blanc quasi industriel : aujourd’hui, le souci de la finition extérieure – tout comme celle intérieure – fait partie intégrante du processus de fabrication. En m’approchant de l’appareil sur lequel va se dérouler l’essai, je remarque d’emblée les 2 nouvelles tripales McCauley, de première monte, mais aussi les capots-moteur aux courbes étudiées. Tout comme sur les séries III et IV, le pare-brise est monobloc. Le reste de la cellule, presque au rivet près, demeure analogue au design initial. Bien sûr, l’équipement a évolué, des ajustements ont été faits et diverses actualisations ont ponctué l’ensemble. En ouvrant la double porte pax/cargo, une bonne odeur du cuir titille mes narines. L’espace pour les passagers, configuré club, comporte 4 sièges séparés entre eux par une console équipée. Il s’agit d’une véritable invitation au voyage et à la détente. Derrière, la zone cargo peut accueillir 45 kg de bagages. Plus en arrière, logé sur la cloison verticale, se trouve l’évaporateur du climatiseur optionnel. Conjointement dans le nez, le coffre oblong permet de loger autant de kilos additionnels. À titre indicatif, le constructeur annonce 30 % de charge payante en plus et un volume supérieur de 20 % par rapport à la concurrence.

Mis à part le Beechcraft Baron G58 et le Vulcanair P68Vr, et en excluant le quadriplace Diamond DA42 ainsi que le petit Tecnam P2006T, les bimoteurs encore construits dans cette catégorie n’étant pas légion, autant dire que les comparaisons restent limitées…

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