Tout a commencé par un coup de fil de Jacques : « Allo Nicolas ? Je décolle d’ici 3 heures de Toussus pour aller essayer un Aquila à Karlsruhe. Est-ce que tu veux m’accompagner ? ». C est bien sûr le genre de proposition qui ne se refuse pas et, 2 h 45 plus tard, je grimpais côté passager dans le splendide Mooney qui allait nous emmener outre-Rhin. Depuis quelque temps déjà, je cherche à retrouver une activité aéronautique plus soutenue que ce qu’elle a été ces dernières années. Pilote privé depuis 1995, j’ai connu l’évolution classique de ceux qui ont appris à piloter assez jeune : célibataire et sans contrainte, j’ai monté des heures et je me suis créé des occasions de voyage. Puis marié et le premier enfant approchant, mon activité aéronautique s’est réduite jusqu’à se stopper pendant quelques années après l’arrivée du 2e et enfin du 3e. Entre l’agenda familial surchargé, la logistique des week-ends à assurer, les obligations professionnelles qui s’intensifient et la maison qui s’agrandit, l’avion est passé au second plan, passant du statut d’activité à celui de centre d’intérêt. Mais la quarantaine approchant et les obligations s’allégeant, l’avion est revenu s’imposer à moi avec la ferme intention de reprendre une véritable vie de pilote !

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