Le projet Boost, celui d’une filiale à coûts réduits, ne devrait pas connaître d’obstacle à sa création. La consultation des adhérents du SNPL, ce 17 juillet, voulue par l’exécutif du syndicat, n’y aurait rien changé. C’est sans doute pourquoi le « oui » au projet de la direction est arrivé en tête. 82 % de participation et 78 % de réponses en sa faveur. Toute autre posture aurait été « suicidaire » pour les pilotes de la compagnie. Le projet Boost est, on le sait, la réponse d’Air France à une concurrence soutenue de la part de ses compétiteurs, elle voit sur 30 % de ses lignes ses parts de marché diminuer et perdre leur rentabilité. Cela est d’autant plus compliqué qu’une partie de ces compagnies concurrentes sont issues du Golfe et bien « aidées » par leur État, de quoi fausser un peu la concurrence « libre et parfaite » qui doit être la norme du marché… Air France a donc décidé de réagir. Le phénomène low cost est dans l’air depuis près d’une quinzaine d’années pour exploiter de manière plus rentable des lignes.

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