New York, JKF, 22L… Poids 80 % de la masse max. Je lâche les freins, avance les manettes et engage l’auto-manette. Check trust… airspeed alive… 80 knots… V1… Je poursuis le symbole du directeur de vol dans mon Head-Up Display et soudain, je vois le slip indicator (la bille) apparaître, suivi de l’annonce synthétique « autothrottle ». Un rapide coup d’oeil sur l’EICAS (Engine Indication and Crew Alerting System) et je me rends compte que nous venons de perdre un moteur… Max, mon instructeur (et ami), satisfait, arrête le simulateur, nous repositionne et c’est reparti pour un tour. Je ne suis pas encore sur un vrai avion, ni à New York, mais à Dubaï, chez ECFT (Emirates – CAE Flight Training). Je suis une qualification de type pour le Bombardier Global XRS.

C’est un avion qui avoisine les 100 000 livres en fonction des versions, pour une envergure de 29 mètres et une longueur de 30 et sert à rallier presque 6 000 nautiques en un seul vol. Il peut prendre plus de 44 000 livres de carburant et vole jusqu’à 89 % de la vitesse du son. Le Global XRS possède une avionique très intégrée, a un plafond de 51 000 pieds et est très silencieux. En 2017, le Gulfstream G650, le Global 6 000 (la nouvelle version de l’XRS) et le Falcon 8X se partagent l’équinoxe de l’aviation d’affaires.

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