Les États-Unis ont connu depuis fin août trois épisodes climatiques majeurs, Harvey avec, notamment, les inondations que l’on connaît à Houston, mais également Irma et Maria. À chaque fois, les Américains sont fortement mobilisés pour aider les réfugiés et les victimes en donnant assez massivement. Souvent, ces marchandises ont été stockées notamment dans des hangars sur les plateformes aéroportuaires. En complément de l’action des militaires, la confrérie des pilotes privés s’est organisée pour apporter leur soutien, leur temps et leur avion aux victimes. Parmi eux, les pilotes propriétaires de TBM ont également joué un rôle significatif. Cette forme de pont aérien est montée en puissance au fil des événements climatiques. Ils n’étaient que deux pour Harvey, mais plus d’une dizaine pour Irma et Maria. À chaque vol en direction des Iles vierges ou de Puerto Rico, ils pouvaient emporter près de 1000 livres, soit environ 450 kilos de produits de première nécessité, nourritures, eau, papier toilette, etc. Mais les pilotes ont également transporté du personnel médical ainsi que des appareils à dialyse et de l’insuline pour les malades. La capacité de chargement des TBM peut aller jusqu’à 1400 livres une fois tous les sièges démontés. Les pilotes propriétaires ont même ete surpris de la facilité de chargement de leur appareil en comparaison à d’autres avions comme les Cessna Caravan, ces derniers pour des raisons de centrage n’étaient pas aussi « opérationnels ». Cette souplesse de l’aviation générale a fait merveille, mais ce pont aérien s’est déroulé dans des conditions de trafic aérien très perturbées. Bon nombre d’installations aéroportuaires ont beaucoup souffert, les radars étant hors service, le contrôle n’a pu se faire dans les premiers temps qu’en vol à vue et à la jumelle. Bien que l’appareil soit dit monopilote (exploitable par un seul pilote…), deux propriétaires pilotes formaient parfois un véritable équipage, commandant de bord/copilote, ce pour des raisons de sécurité. Un des membres de l’association TBMOPA (TBM owners pilot association), Eric Walden, exploitant un exemplaire à titre professionnel, a même été sollicité par Sunbelt Rentals, l’entreprise qui déploie les installations du contrôle pour faire le tour des stations. Les vols s’effectuaient parfois de nuit sur des pistes non éclairées ou au balisage déficient. Ce pont aérien a montré en tout cas une image de l’aviation légère et d’affaires simple, efficace et généreuse. The « TBMOPA Bridge » group était constitué de Nigel Catterall, David Gasmore, Tom Gessler, Ken Malvey, Tim McCarthy, Dierk Reuter, John Ratliff, Paul Schubert, Randy Thurman, David Pulver et Arthur Steier. JMB