Deux morts en juin à Châtellerault, deux autres en juillet à Saint Raphaël… Tous avaient en commun de voler sur un hélicoptère ULM de la classe 6. Naturellement, le BEA est chargé de faire la lumière sur ces accidents, défaillance technique ou erreur humaine. À ce titre bien sûr, il paraît inconcevable et indécent de conclure avant les experts. Ce que nous ne ferons pas. Doit-on pour autant appliquer une omerta totale sur tout cela ? Doit-on s’interdire de poser des questions ? Tout le monde se les pose en silence, le monde ULM est en deuil. Les proches bien sûr, mais également tous ceux qui militent pour que cette forme d’aviation continue de prendre son essor dans la liberté, la jovialité et… la sécurité. L’ULM est, faut-il le rappeler, une première marche vers la troisième dimension. Nous avons écrit à de nombreuses reprises à quel point e mouvement ultraléger était important, à quel point son cadre libertaire pouvait exalter les intelligences créatrices vers une richesse de gamme, de formes et de modèles. Les pilotes avion qui perdent leur « médicale » retrouvent une seconde jeunesse aéronautique au travers de l’ULM. Bref, le mouvement est légitime.

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