Par Yves Brucker, illustrations Jeppesen et A&P.

Parvenir aux minimas à 200 ft sol et ne voir qu’un bout de rampe d’approche est une expérience qui, si elle est le lot des qualifiés CAT III ou II (DH : entre zéro et 100 feet, RVR : 46 m à 370 m), n’est pas si fréquente pour le pilote d’aviation générale qualifié CAT I qui peut légitimement s’interroger : ai-je le droit de continuer à descendre en ne voyant qu’un bout de rampe d’approche, vers une piste encore invisible et est-ce une bonne idée ? En avons-nous le droit ?

Avant de débuter l’approche

La météo communiquée avant 1 000 ft/sol doit être égale ou supérieure aux minimas de l’approche. Si la visibilité/RVR fournie est inférieure à la visibilité/RVR de l’approche, le terrain est réputé inaccessible.

Cependant, lorsqu’une visibilité est transmise au pilote, sa transformation en RVR est réglementairement applicable (majoration de 50 % de jour et de 100 % de nuit : visibilité de 400 m convertie en RVR de 600 m de jour et de 800 m de nuit), lors d’une approche de CAT I sous réserve que la piste contienne les éléments suivants :

— – FALS (Full Approach Light System avec rampe d’approche comprise entre 720 et 914 m) ;

– TDZ (Touch Down Zone Lightning) ;

– CL (Center Line lightning) et des Minimas de 200 ft sol.

Mais Jeppesen ne fournit pas pour la France l’indication de FALS. Sachant cependant que seules celles-ci donnent lieu à une RVR de 550 m. On peut légitimement appliquer la conversion visibilité/RVR en présence de minima RVR de 550 m.

[…]