Par Jean-Michel Bossuet, Photographies Mousquet’air.

Sur la plage, il n’y a presque rien d’autre à faire que de lever le nez au moindre bruit de moteur pour lire une pub sur une banderole. Impossible de rater le message dans l’azur. Devant la banderole, depuis quelques années, les ULM ont tendance à remplacer les avions. Une évolution inoxerable qui tient au mimétisme des ultralégers à l’égard des plus lourds qu’eux, les « certifiés ». Il suffit d’avoir à l’esprit l’extrême liberté réglementaire de l’ULM pour comprendre leur usage en matière de travail aérien.

L’appareil est d’abord facilement configurable : pas de règles de certification à respecter au pied de la lettre. On peut parfaitement créer des trappes pour la photo aérienne sans avoir à emprunter les labyrinthes réglementaires de l’EASA ou encore de la DGAC afin d’obtenir un feu vert. On peut installer des dispositifs d’épandage dans les mêmes conditions. Le sens des responsabilités des pilotes d’ULM candidats au travail aérien devrait naturellement les conduire à valider les modifications envisagées auprès du constructeur… La maintenance est accessible et la réglementation n’exige pas que l’appareil soit entretenu dans un atelier agréé de type Part 145. Pas de certification et pas de CEN à renouveler et donc pas de revue de navigabilité. Tout cela impacte singulièrement les coûts d’exploitation ; la faible consommation de carburant sans plomb finit de convaincre les candidats au travail aérien de passer à l’ULM.

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