Quelques universitaires en mal de projet décidèrent, il y a quelques années, d’évaluer le degré d’efficacité du briefing sur la conduite d’un vol plus ou moins perturbé. Ils invitèrent sept pilotes de business jet – 4 professionnels salariés et 3 propriétaires – à exécuter un vol fictif sur simulateur. Il s’agissait en fait, ce qu’ils ignoraient, d’augmenter subrepticement leur charge de travail de façon à les contraindre à faire l’impasse, plus ou moins complète, sur le briefing d’approche et de mesurer le nombre d’erreurs qui en découlerait par rapport au vol normal effectué la veille.

Le vol avait commencé, le jet était aligné sur une balise au QDM 020° lorsque le contrôle leur demanda de rejoindre une route 330° en éloignement de cette balise. La situation se présentait donc ainsi (ci-dessus) :

À la surprise des expérimentateurs, sur sept pilotes, quatre demandèrent une vectorisation, un poursuivit jusqu’à la balise avant d’enchaîner sur le 330° et seuls deux d’entre eux manœuvrèrent correctement. Comment auriez-vous procédé ?

Et pourtant, lorsque le RMI est affiché, ce que tous les PFD de glass cockpit permettent, la solution s’impose (ce qui explique sans doute que le certificat Radio Navigation de l’IR contient de nombreuses questions concernant ce dernier).

Nous vous proposons donc de revoir les définitions d’une radiale, QDM et QDR telles qu’utilisables dans les questions, de présenter ensuite le RMI et la notion de gisement qui lui est propre. Enfin, nous mettrons cela en application dans le cadre d’un problème typique d’examen et de la situation vécue que nous venons d’évoquer.

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