C’est (presque) une première : l’hélicoptère électrique monoplace Volta a pris l’air mercredi 19 octobre sur l’héliport d’Issy-les-Moulineaux en présence de la ministre Ségolène Royal qui ne manque jamais de promouvoir les projets «verts», des responsables de la DGAC, de l’ENAC, dont Marc Houalla, son dirigeant, et de bon nombre de passionnés de voilure tournante. L’appareil, un Microcopter, a effectué moins de dix minutes de vol avec aux commandes Édouard Maître, le dirigeant d’Héli Horizon basée à Toussus-le-Noble. Le projet est porté par l’ENAC et un ingénieur, Philippe Antoine passionné d’hélicoptère. En fait, l’appareil avait déjà volé 20 secondes au début de l’année, mais il demandait encore quelques mises au point. Il utilise deux moteurs brushless et 150 kilos de batteries. L’interface homme-machine a été réalisée par le laboratoire informatique interactive de l’ENAC. Les concepteurs envisagent d’ores et déjà une version Volta 2 qui sera biplace et qui offrira environ 30 minutes de vol. L’objectif est naturellement d’offrir un appareil zéro émissions et moins bruyant pour les premières heures d’apprentissage. Cela devrait permettre aux écoles de se rapprocher de la région parisienne, en s’intégrant mieux au tissu urbain. Un vœu pieux quand on connaît la frilosité des élus et des politiques à l’égard de l’hélicoptère. Ségolène Royal a salué en Volta une initiative qui répondait à un «double défi», celui des émissions et du bruit. Elle a également expliqué que la finance verte se développait et qu’elle était à la recherche de projets à financer. Souhaitons que Volta entre dans son spectre et que Philippe Antoine soit vigoureusement aidé. Rappelons qu’un Robinson R44 électrique a volé il y a quelques semaines aux USA.