Par Jacques Callies, Photographies Jean-Michel Bossuet.

En matière d’ultraléger motorisé, l’offre est pléthorique. Pour notre rédaction, c’est un avantage lorsqu’il s’agit d’essayer une machine car il y a toujours à proximité un distributeur ou un propriétaire prêt à nous prêter une nouveauté. A contrario cette offre excessive est un inconvénient pour l’acheteur qui ne sait pas sur quel pied danser, tous les multiaxes de classe 3 haut de gamme ayant des performances similaires du fait des conditions strictes imposées : une puissance maximale continue de 100 hp, et une masse maxi au décollage (MTOW) inférieure ou égale à 450 kg, augmentée de 5 % dans le cas où l’ULM est équipé d’un parachute de secours.

Comme quasiment tous les constructeurs proposent le même moteur Rotax, le même type d’avionique, à peu près le même confort intérieur et s’efforcent d’offrir une charge marchande la moins réduite possible du fait de cette MTOW certes limitative, mais qui permet d’éviter une certification LSA européenne, à qui l’acheteur doit-il s’adresser s’il souhaite s’offrir un ULM ? C’est une vraie question une fois qu’on a vérifié le sérieux de la construction, la solidité, souvent garantie par une certification LSA américaine à 600 kg et, bien sûr, l’agrément de pilotage lors d’un vol de démonstration ; elle est fondamentale quand le prix d’achat dépasse allègrement les 100 000 euros TTC avec les options dont on ne veut pas se passer. Seul le charisme du vendeur, son engagement dans l’affaire, ses structures de SAV et d’entretien doivent faire la différence, bien plus que quelques km/h de vitesse de croisière en plus ou en moins.

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