Après avoir reconstruit un exemplaire d’un Morane type G que pilotait Roland Garros, l’association Replic Air s’est attelée à la fabrication d’un appareil qui, cette fois, n’a jamais pris l’air : un Dewoitine 551. Tous les amateurs de Warbird ont en mémoire les principaux avions français qui ont pris part aux hostilités au début de la second Guerre mondiale. Parmi eux, il y avait le Dewoitine 520, l’équivalent à peu de chose près du Spitfire quoique que moins puissant et moins rapide. Emile Dewoitine avait construit son successeur, le 551, en 1939. Il devait être en théorie nettement plus rapide que le 520 et surtout nettement plus facile à construire. Les quelques exemplaires construits ont été ferraillés. Il y a trois ans, L’association a porté son choix sur ce modèle pour son nouveau chantier de conception/reconstruction. En préambule, il y a eu un log travail de recherche documentaire qui a permis une modélisation sur le logiciel Catia. L’intérêt est de pourvoir avoir accès à la découpe laser de tôles et à l’usinage numérique, ce qui permet de gagner un temps fou sur la fabrication par rapport aux méthodes utilisées à l’époque. Aujourd’hui, la fabrication et l’assemblage ont commencé, notamment la profondeur et les gouvernes. Les ailes devraient être terminées avant la fin de l’année, le fuselage le sera l’an prochain. Deux maquettes numériques sont nécessaires ainsi qu’une véritable maquette en bois et une maquette d’impression numérique à l’échelle 1/5 pour des essais en soufflerie. Ces derniers ne sont pas effectués pour valider (ou non) l’aérodynamisme de l’appareil mais plus pour connaître ses caractéristiques sur ce plan. Des données d’époque existent mais elles ne sont pas assez complètes, la soufflerie permettra également de mieux évaluer le domaine de vol, important pour le programme d’essai en vol. Enfin, la maquette en bois servira à l’intégration des commandes, leurs emplacements, leurs interactions entre-elles et surtout comment les différents circuits devront être disposés. L’association possède deux moteurs Hispano Suiza, l’un acheté à la génèse du projet, l’autre acquis récemment en Suisse. Il s’agit d’une version du HS 12Y produite en Suisse sous licence. Il est de la classe des 1000 ch. Il a équipé également les Morane Saulnier 406 et les C3601 suisse, avion d’attaque au sol. Le 1 er vol est prévu pour 2018.