TRIG sept-nov 19

Au sommaire ce mois-ci dans votre magazine :

Bristell XL8 RG

À Bourg-en-Bresse, nous avons rencontré Jean Declerck, un pilote de ligne ULMiste, propriétaire d’un XL8 RG, équipé d’une injecti...

Lire l'article

AV-20S et AV-30

Depuis l’arrivée des glass cockpits, nous avons vu peu de nouveautés qui ne tournent pas autour de l’iPad. AeroVonics et uAvionix ...

Lire l'article

Apprendre à survivre

L’EASA s’étant attaquée au problème des compétences des pilotes de ligne avec son nouveau module de formation UPRT, pour Upset Preve...

Lire l'article

S’orienter dans l’aérien

4 500 visiteurs se sont retrouvés fin septembre au musée Aeroscopia pour assister à la première édition dans le Sud du Salon des format...

Lire l'article

L’agent AFIS

Le métier d’agent AFIS est mal connu, ce qui explique en partie pourquoi les exploitants ont du mal à trouver des candidats. Pourtant,...

Lire l'article

Des compagnies tombent

Les deux compagnies Aigle Azur et XL Airways ont été liquidées en moins d’un mois. Depuis des années, la FNAM et le SCARA tirent la so...

Lire l'article

De l’Atlantique à l’Oural

En juin, les équipages du Rallye Aéro France ont pris la direction de la Russie. Après avoir traversé l’Allemagne, la Pologne, l...

Lire l'article

À Nantes, j’ai pris une claque !

Ce mois-ci, nous éditons notre numéro 550. Un chiffre rond, cela frappe, c’est facile à retenir et, malgré moi, je n’ai pu m’empêcher de calculer que cela faisait quatre décennies et demie que nous volons en formation avec nos lecteurs.

C’est sans regret que je vois le temps s’enfuir car mes rapports avec vous ont toujours été sincères et passionnants. Ensemble, nous avons entretenu cette flamme éthérée qui donne la joie de vivre à tellement de gens, j’ai toujours communiqué mon téléphone à qui le demandait, et suis toujours prêt à plaider une cause ou à recommander la personne plus habile que moi pour le faire. On me dit souvent que je ne sais pas capituler sans avoir tout tenté. Et, bien sûr, quand cela intéresse la collectivité, à rendre compte dans le magazine car l’aviation générale requiert les audaces, voire la prise de risque. Nous avons bien été poursuivis en justice à quelques reprises, même si les plaignants ont été, à chaque fois, déboutés.

À mon âge, je croyais évidemment avoir tout vu, mais il a fallu que j’aille atterrir à Nantes, où l’avenir de l’Aéroclub de Loire-Atlantique est très incertain, pour comprendre que j’étais encore loin de bien connaître le genre humain. Et cela m’a donné un coup de fouet salutaire, un coup de jeune comme on voudrait en connaître plus souvent !

Alors que j’y accompagnai l’un de nos amis du Cercle Aéronautique du Parlement, envoyé en reconnaissance par un député ami pour y rencontrer le directeur de l’aéroport, avant que nous passions la soirée avec les responsables de l’aéroclub, j’ai appris que j’étais persona non grata. Nommé le 1er juillet à la tête de l’aéroport par VINCI, Cyril Girot ne tenait absolument pas à me rencontrer.

J’ai donc pris une vraie claque !

Dans ma longue carrière, avec ou sans rendez-vous, j’ai serré des centaines de main avec plaisir, certaines appartenant à des gens modestes, celles de capitaines de l’industrie, de l’Administration et du pouvoir. Une première étape indispensable lorsque plusieurs personnes veulent établir un contact sincère en vue de la résolution d’un problème. Ce contact initial débouche souvent vers une bonne table, parfois le tutoiement et souvent même l’amitié.

Cela m’a donc dérangé de ne pouvoir saluer Cyril Girot, comme si lui et moi étions en guerre, alors que nous ne nous étions jamais rencontrés. Je n’avais aucun préjugé sur le conflit qui l’opposait à l’Aéroclub de Loire-Atlantique, sauf ce que j’en avais lu sur Mediapart, lecture qui laisse présager que ce dernier pourrait bien ne pas fêter son centenaire en 2020 sur l’aéroport de Nantes.

Comme je patientais, installé au soleil couchant sur la terrasse de l’aéroclub dont le président m’avait confié les clefs, j’ai découvert sur Internet qu’il s’agissait d’un tout jeune homme : « C’est un peu Harry Potter, mais il n’a visiblement pas la magie ! » m’a dit Denis Torrès, un spécialiste méca-systèmes rencontré par hasard, auquel je racontais ce camouflet. Ce qui m’a donné à réfléchir : la magie, cela s’apprend, pas seulement à Poudlard. Donc, je garde espoir.

Du fait de ma fonction d’administrateur au sein du Groupement des Industriels et Professionnels de l’Aviation Générale (GIPAG), responsable de la Commission Aéroports – je ne dis jamais non, tout m’intéresse quand il s’agit de défendre notre aviation* –, j’ai écouté, lors d’un congrès tenu récemment chez Daher, des intervenants de qualité nous exposer brièvement les enjeux français et européens, les dangers, les menaces économiques, et donc les « guerres » que les politiques vont devoir mener.

Ce que je dois en rapporter ici, exprimé par Pierre-Yves Huerre, directeur de la MALGH, c’est qu’il nous faut absolument défendre certaines subtilités françaises qui échappent parfois à nos voisins car ils différencient les opérations aériennes, séparent l’aviation commerciale et de loisir, ce qui leur simplifie la vie, mais ne permet pas le développement de cette dernière. Chez nous, à l’exclusion de la classe A parisienne, l’aviation peut exister sous toutes ses formes sur tous les aérodromes français. Certes, c’est des plus complexe à harmoniser mais cela fait notre richesse, c’est sans doute ce qui nous a placé à l’un des tous premiers rangs de l’aéronautique, avec les avantages que cela implique.

Pierre-Yves Huerre a aussi rappelé ce qui pourrait passer pour un truisme, mais qui semble digne d’être médité : il faut d’abord écouter pour comprendre, ensuite se faire comprendre et enfin construire. Sinon, on n’arrive à rien.

Jacques CALLIES

 

* Dans le monde de la presse et de l’information, la règle est de déclarer toute situation qui pourrait remettre en question l’éthique. À ce titre, je dois signaler que j’ai signé, en septembre, un contrat d’attaché parlementaire auprès de Pierre Cabaré, député LaREM, qui copréside la Commission Aéronautique et Espace à l’Assemblée nationale. Ma récente retraite m’y autorisait, je me devais de le mentionner car ce geste pourrait être interprété de façon politique alors qu’il s’agit avant tout de servir et défendre l’aviation.

Print Friendly, PDF & Email

Actualités

Carnets de vol

Les récits de nos lecteurs

  • LIRE CE RÉCIT
    Week-end à Longyearbyen
    Rejoindre l’archipel du Svalbard et l’Île du Spitzberg en moins de deux jours, c’est le pari réussi de quatre amis. Jacques Callies nous raconte ce vol à travers la Norvège, du sud à l’extrême nord, vers l’un des secteurs les plus beaux de la planète, où l’accueil norvégien est...
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Convoyeur de TBM
    Le ferry pilot fait partie d’une espèce privilégiée. Il reste le seul professionnel payé pour piloter des avions de tous types, dans des conditions compliquées, partout à travers la planète. Jacques Callies a voyagé vers Miami en TBM 930 aux côtés de Jacques Raissiguier, dit Jack.
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Let's fly away to the sun !
    Partir à l’aventure le nez au vent ou plutôt tourné vers le soleil, sans effectuer aucune réservation, tel a été le choix de Fred et de Nico cette année. Une sage décision quand on pratique le voyage VFR puisque leur tour de France s’est transformé en navigation vers la Suède.
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Iles Feroe, Vagar, si désiré
    Vágar, le seul aérodrome des Îles Féroé, est l’escale rêvée lorsque l’on vole vers l’Islande. Malheureusement, pluie et brouillard recouvrent le secteur 260 jours par an en moyenne. Le rêve de Jacques Callies était donc de pouvoir enfin s’y poser. Récit d’un vol assez compliqué.
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Le Cap Nord à tire-d'aile
    Propriétaire d’un TB20, Colombo Vandi a entrepris avec Agnès un périple dont ils rêvaient : rejoindre le Cap Nord, dans le comté de Finnmark, en Norvège. Ils ont décollé de Fano, en Italie, destination l’aéroport de Valan-Honningsvag.
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Le Tour d’Écosse
    Frédéric Braun et ses amis, pilotes privés hélicoptères, décident de sortir de leurs habituelles navigations pour aller plus loin : destination l’Ecosse. Ils sont partis à six en juin avec deux Robinson R44.
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    De Miami à San Francisco
    Vincent et Thomas, après avoir passé leur ATPL en Angleterre, ont décidé de monter leurs heures aux États-Unis. Ce choix les a conduits à traverser le pays d’est en ouest en Cessna 152. Un voyage de 19 jours avec 5 800 Nm parcourus en 88 heures de vol.
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Voyager pour monter ses heures: Charleroi Marrakech
    Donald et Bastien, en formation pour devenir pilotes de ligne, entreprennent de rejoindre le Maroc en PA-28 depuis la Belgique pour monter leurs heures de vol. Ils sont partis 11 jours et ont effectué 36 h 54 min de vol.
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Et si vous décolliez sur les traces de Saint-Ex ?
    Directeur du Rallye Toulouse Saint-Louis, Jean-Jacques Galy aimerait vous entraîner à votre tour à travers le continent africain jusqu’à Dakar. Il raconte avec passion Daurat, Mermoz, Saint-Exupéry… et tous les autres, bien vivants cette fois, qui ont suivi la dernière édition.
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Découvrir l'Australie en C172
    CARNET DE VOL Découvrir l'Australie en C172 Par Régis Hua-Van, Photos de l'Auteur et Josiane Ayant la chance d’avoir de temps à autre 48 heures d’escale à Melbourne, je réalise le rêve de beaucoup de Français attirés par les contrées lointaines. Avec ses 17 000 km depuis Paris, Melbourne répond donc à ce critère d’éloignement et...
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Voir Tan-Tan...
    Quiconque s’intéresse aux « choses de l’air » s’intéresse aussi à ceux et celles qui construisirent la saga aéronautique. Quand, en plus, le terrain de leurs aventures n’est pas si éloigné, Tan-Tan, alors on prend son atlas et on ouvre Google Earth, puis on regarde un peu plus en détail les...
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Vers les Cyclades
    Elie Bensimhon a rejoint le Rallye Aero France pour sa 21e édition: destination les Balkans et la Grèce. Soleil, mer bleu azur et culture étaient au rendez-vous.
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Oléron, Terre d'envol
    L’île d’Oléron au bord du pertuis d’Antioche est une destination estivale appréciée. Entre les pilotes de passage et les aviateurs autochtones. La découverte d’une (presque) île par les airs est une invitation au voyage. Les Ailes Oléronaises vous accueilleront autour d’une bière locale!
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Cap sur les Shetland
    En juin, dix pilotes de la Flying Badgers Team ont décidé de rejoindre les îles Shetland en passant par les îles françaises de l’Atlantique, les îles Anglo-Normandes, l’Irlande et les îles Hébrides, et un retour par l’Angleterre.
    Lire la suite...
  • LIRE CE RÉCIT
    Rallye Aéro-France 2014 : Espagne Portugal
    Après le fabuleux voyage en Israël que Rallye Aero France avait réalisé en 2013, et l'intense préparation qui l’avait précédé, nous avions décidé pour 2014 de faire un parcours plus court, plus simple à organiser. De plus, pour les 20 ans de l’organisation, pourquoi ne pas revenir là où...
    Lire la suite...
a et p facebook
Print Friendly, PDF & Email