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C’est l’aviation ou la bougie !

Le salon de Didier Mary, qui vient de se tenir cette année à Lyon-Bron, avait au moins ceci d’intéressant qu’il semblait intime. Évidemment, tout le monde aurait bien aimé y retrouver la foule des jours ordinaires de Friedrichshafen, la fameuse « messe » – ou foire en français. Mais rappelons-nous que celle-ci date des années soixante-dix, elle mélangeait alors autos, motos et avions en centre-ville avant de s’envoler vers l’aérodrome ; et que Didier Mary n’étant pas né, personne ne le tiendra responsable de ne pas avoir pensé à un tel salon le premier.

Le sien restera petit tant que chacun, aussi bien exposants que visiteurs, n’aura pas admis qu’il vaut bien mieux se rassembler derrière le panache de fumée blanc de l’organisateur plutôt que de récriminer ou penser à créer le nouveau salon de l’aviation générale qui serait digne des ailes françaises ! À ces enthousiastes-là, qui sont aussi nos amis, nous disons que Didier nous a envoyé, pendant que nous roulions vers Lognes, fuyant l’orage qui s’était emparé de Lyon, faisant décoller les avions prématurément et noyant le matériel exposé, ce SMS : « Bonne route les amis. Pour info, les dates de France Air Expo 2020 sont les 4/5/6 juin à Lyon. Merci de votre présence à nos côtés, bises. »

À Lyon, nous avons donc eu tout le temps nécessaire pour boire un verre ou un café avec nos lecteurs, les écouter, échanger, philosopher. À part des questions, parfaitement terre à terre et enthousiasmantes, touchant à la manière de voler avec une automanette – décidément, notre essai du TBM 940 a frappé les esprits au point que certains disent avoir « enfin » une raison avouable de jouer à l’EuroMillions – ou un glass cockpit, une question quasi philosophique est revenue sans cesse, celle du dénigrement que connaît l’aérien en ce moment. Cependant, si la plupart d’entre eux étaient venus en voiture, ce n’était pas à cause de la honte de prendre leur avion ou celui de leur aéro-club, mais parce que des cumulonimbus isolés et noyés dans la couche présentaient une vraie difficulté.

Le cunimb écolo est, dans l’esprit de tous, l’obsession actuelle, cet « aviation bashing » qui se répand comme la peste noire au Moyen-Âge… Comme ce projet de contribution de 30 millions par le transport aérien pour financer d’autres modes de transport moins nocifs ; ou encore celui de taxes sur le kérosène et de TVA sur les billets d’avion qui doubleront alors leur prix et mettront les compagnies aériennes à terre ; ou encore de l’amendement de l’insoumis Ruffin visant à interdire l’avion en France quand le même trajet en train met moins de cinq heures… Un vrai cauchemar !

Bref, tous ont dénoncé l’imbécillité et l’irresponsabilité de nos politiques qui risquent de jeter à la rue des dizaines de milliers de salariés du secteur de l’industrie et des transports aériens et de provoquer la faillite de centaines d‘entreprises pour satisfaire l’idéologie écologique, sans tenir compte des réalités économiques de notre monde. Ou s’agit-il d’un désir non avoué de sabotage en refusant la réalité des chiffres publiés ? Ces derniers montrent que le transport aérien est un enfant de chœur comparé au transport maritime en matière d’émissions nocives.

Au moins, la question fait l’unanimité, on m’a donc demandé si la bêtise ou le bashing allait être le thème de mon prochain édito. Vous le savez, même si je les écris au dernier moment car je ne veux pas qu’ils deviennent des articles, j’y pense au fil des jours et j’ai pu ainsi leur montrer sur mon iPhone une note où était, au moins, déjà écrit que nous sommes coupables d’indifférence.

Pourquoi Yannick Jadot, EELV, a osé prédire sur tous les plateaux de télé que « le temps des écologistes était venu ! » alors qu’il n’a fait finalement, aux élections européennes, que 13,4 %, avec une participation jugée certes exceptionnellement forte, mais de 52,7 % seulement ? Pourquoi Françoise Horiot, présidente du GIPAG, avec laquelle je m’entretiens régulièrement, est revenue d’une réunion de la FNAM en disant : « Là-bas, ils sont tous dépressifs ! » alors que le transport aérien, qui n’est responsable que de 2 à 3 % des émissions de CO2 dans le monde, a pris depuis des années plein d’initiatives pour les réduire ? Ne serait-ce pas parce que nous ne comptons que sur les autres pour être défendus  ? Pourtant, le message est simple, j’ai envie d’écrire, à la manière de Franquin quand il a eu ses « idées noires » : « C’est l’aviation ou la bougie ! » Ne soyons pas frileux sous prétexte que notre pensée semble à contre-courant, soyons plutôt visionnaires, faisons savoir à ces quelque 6 % de nos concitoyens, quand nous les croisons, que l’aviation qu’ils n’aiment pas est indispensable à l’équilibre social. Et aussi que nous nous battons pour réduire son empreinte carbone de 3 % à 1,5 % des émissions globales. Mais, cela, c’est presque le moins important finalement.

Jacques CALLIES

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