Le constructeur autrichien ne manque quasiment jamais le salon international du Bourget qui s’est achevé dimanche 26 ; même si ce salon n’est pas réellement dédié à l’aviation générale. Toutefois, les commerciaux ont néanmoins enregistré une vente de particulier pour un DA50 à moteur SMA, identique à celui proposé sur le stand de Diamond au salon. Deux autres appareils correspondaient un peu plus aux besoins de la clientèle du salon. Le premier est le Dart 450 qui est positionné sur le marché des avions d’entraînements pour les forces aériennes. Le constructeur a reçu la visite de nombreuses délégations militaires donc les Français. En effet, même si elles ont fait le choix de Pilatus PC21 pour remplacer les Alphajet à moyen terme, le Dart apparaît comme une solution pertinente pour remplacer les TB30 hors d’âge et les Grob, des appareils utilisés pour le début de la formation, les premiers vols de voltige, la patrouille serrée… Le Dart 450 passe toute la voltige et propose une turbine de 450 ch autorisant 230 kt en croisière. Par ailleurs, l’avionique Garmin est totalement paramétrable avec l’acquisition d’une licence du constructeur. Le PC21 est, on le sait, un cran au-dessus avec ses 1700 ch et son avionique introduisant celle du Rafale. Mais le coût des Dart sera très certainement un avantage par rapport à celui des PC21 au moins pour les premières phases. De plus, avec un PC 21, on achète trois Dart 450. L’autre appareil intéressant les militaires est le DA62 MPP. Diamond a logiquement transformé un DA62 classique en avion de surveillance et de PC aérien, le DA42 n’était, semble-t-il, pas assez grand. Désormais, les opérateurs ont beaucoup plus de place, leur confort sera amélioré, le coût d’exploitation sera celui d’un avion volant au Jet-A1. Comme pour le DA42, Diamond propose une solution complète entre l’avion, la série des aerocapteurs, la maintenance de tous les systèmes et l’installation de PC, voire de relais sur tout un territoire. Pour tout cela, Diamond est le maître d’œuvre. Cet ensemble a déjà été vendu à plusieurs pays d’Afrique, de l’Est et d’Asie. Aujourd’hui, les armées de l’Air qui ne trouvaient pas le DA42 à la bonne dimension sont revenues au Bourget pour le DA62. L’ensemble du système avoisine les 8 millions d’euros. Mais il est tout aussi performant que les Beech à turbine pour un coût nettement moindre.

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