Quand les jets se tirent la bourre dans le ciel, il est là sur le tarmac. C’est un monument de métal calme qui attend son heure. 2 400 chevaux, trente mètres d’envergure et plus de dix tonnes au décollage, il reste toujours aussi imposant, 75 ans après ses premiers tours de pales. Voler dans un Catalina, c’est viser le sommet de l’échelle de Richter des expériences ultimes, l’occasion d’ouvrir un manuel d’histoire à la page hydro de la Seconde Guerre mondiale. Vendredi 7 septembre, la veille du meeting, un vilain crachin retarde le vol de répétition de l’Alphajet Solo Display. « Dommage » soupire son pilote, le capitaine Philippe Castagnet, indicatif « Zippo », qui est un ancien de la Patrouille de France. Avec l’humidité, ce décollage promettait aussi de belles images pour les photographes avec la condensation lors des ressources à 7 G. Pour l’heure, c’est un autre vol qui menace d’être annulé à cause de la météo. Christian Amara, de l’association France’s Flying Warbirds, a prévu une sortie à bord de son Consolidated PBY Catalina « Princesse des étoiles ». La fenêtre horaire est étroite : entre 12 heures et 14 h 25. Les vols d’entraînement pour le meeting vont reprendre dans quelques minutes. C’est la déception, notamment pour moi qui suis censé être du voyage. Finalement, à 14 h 30, un SMS scramble nous alerte : décollage dans 10 minutes ! Le Catalina est à l’opposé du parking où je me trouve.

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