Petit bimoteur quadriplace, le Seminole est dérivé du Cherokee. Sa voilure et son fuselage – classique, tout métal – ne laissent planer aucun doute sur ses origines. Seule la queue se démarque du lot. Sa configuration en T est propre à ce modèle Piper – tous les autres, mono et multimoteurs, ayant un design conventionnel, soit cruciforme. Mais quel est l’avantage d’un tel empennage ? La gouverne de profondeur n’est pratiquement pas affectée par l’écoulement turbulent des ailes. Cela permet aussi d’affranchir la structure de l’effet de sol. Donc, de mieux contrôler la stabilité, au décollage comme à l’atterrissage. Par contre, en vrille, cette prédilection ne fait pas l’unanimité. À ce titre, toute manœuvre acrobatique est prohibée sur cet appareil. Une étiquette, collée en évidence dans la cabine le rappelle : « No acrobatic maneuvers, including spins, approved ». Par ailleurs, sur le plan architectural, ce procédé complique un peu l’agencement, l’installation et l’entretien des transmissions. Toutefois, dans son ensemble, le Seminole demeure un avion techniquement accessible.

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