« La montagne, ça vous gagne ! » Cet excellent slogan, inventé au siècle dernier, a accompagné l’engouement des Français pour le ski et la montagne. Les instructeurs de vol en montagne l’utilisent eux aussi, mais pour recommander à leurs élèves l’humilité car la montagne aura toujours le dernier mot.

Pour qui est passionné de glisse (ski alpin me concernant), de grands espaces, de nature et d’aviation, le vol montagne s’impose vite comme une évidence, surtout dans notre beau pays de France qui, grâce à des pionniers puis des passionnés, dispose de tout un réseau d’altiports et d’altisurfaces qui rendent accessible la montagne et certaines de ces pistes de ski aux aviateurs !

Toutefois, il faut bien comprendre qu’une qualif montagne nécessite plusieurs ingrédients dont certains ne sont pas vraiment sous le contrôle du candidat au vol montagne : comme pour tout dans notre belle activité, il faut du temps et de l’argent mais aussi un assez bon niveau de pilotage de base, c’est-à-dire essentiellement en tenue machine car, plus qu’en plaine, le pilote se doit de tenir précisément ses paramètres ! C’est d’ailleurs pour ça que dans mon cas, il s’est tout de même passé plus de 20 ans entre l’obtention de ma licence de pilote privé et celle de ma qualif montagne : quand on est lycéen puis étudiant, rêvant de devenir pilote de ligne, les priorités financières sont données aux objectifs professionnels, c’est-à-dire à la licence de pilote commercial, aux qualifs IFR, multimoteur et instructeur, etc.

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